De l'objectivité
Et ce n'est pas parce que j'ai l'air d'avoir complètement éludé le sujet que j'ai définitivement déserté les salles obscures. En fait, et parce qu'il faut bien que ça ait des avantages, j'ai assisté à mes deux dernières projections quasiment tout seul dans la salle. Ça donne l'impression d'être privilégié quand un pauvre bougre s'affaire tant qu'il peut dans ton dos, avec sa petite collection de bobines, juste pour ton plaisir solitaire. Dernièrement je suis donc allé voir The Hitchhicker's Guide to the Galaxy et (enfin) Charlie et la chocolaterie. Dans les deux cas je n'avais pas lu les bouquins mais ça ne m'a pas manqué plus que ça. Le premier est excellemment drôle, très trente millième degré ; même le rôle du pitre de service, celui du président de la galaxie, qui aux vues de la bande annonce aurait pu faire craindre le pire, est en fait relativement supportable. Certes, et comme cette critique du reste, ça ne s'élève pas souvent au-dessus des pâquerettes, l'intrigue ne casse pas trois pattes à un canard, mais c'est rempli d'idées délicieusement absurdes comme le propulseur à improbabilité infinie. Et le doublage est correct. Quant à Charlie et la chocolaterie, ce n'est pas le meilleur film de Burton, on a souvent envie d'en coller une à ce gamin trop plein de bons sentiments dont les yeux ont toujours l'air d'être au bord du déluge ; et aussi à Johnny Depp, qui à force de mimiques exagérées en devient parfois ennuyeux. A vrai dire c'est même tout le film que je qualifierai d'ennuyeux. Surtout pendant les chansons, d'autant plus que la musique de Danny Elfman en fin de compte on en fait vite le tour. Au bout d'une demi-heure c'est limite si on ne se dit pas vivement que tous ces gamins soient éliminés un par un qu'on voie Charlie gagner à la fin.
- Posté à 22:41
- Sujet : Cinéma
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