At the movies
À la base j'aurais voulu passer cette après-midi au ciné avec une certaine personne ; mais elle n'a pas daigné pointer le bout de son nez vendredi soir, je me suis retrouvé bien coi, mon messenger dans une main et mon semblant de détermination dans l'autre. Bien sûr, techniquement j'aurais pu me débrouiller pour demander son numéro de téléphone à Paco, mais il faut croire que je n'en soie pas encore rendu à ce stade. Après un réveil tardif et une course contre la montre pour arriver à l'heure à la première séance, j'ai donc laissé filer mon samedi devant Free Zone, le dernier film d'Amos Gitai, et The Corpse Bride de Tim Burton, que j'ai finalement réussi à voir.
Free Zone apporte donc un regard de plus sur la situation israélo-palestinienne, sans vraiment montrer les manifestations du conflit lui-même, attentats ou raids militaires, en évoquant plus comment les gens semblent le vivre au jour le jour : on y montre par exemple le zèle presque paranoïaque des douaniers israéliens ou encore la violence presque déraisonnée entre civils, nombre de difficultés supplémentaires pour tous ceux qui essaient de continuer à vivre malgré tout. Le scénario reste anecdotique, l'histoire parle plus de communication et de rencontres, malgré la barrière de la langue, malgré la soi-disant barrière de la religion. Une jeune américaine se retrouve, suite à une embrouille avec sa future belle-famille et à un concours de circonstances un peu mystérieux, embarquée avec la femme de leur chauffeur qui doit se rendre en Jordanie pour faire du business.
Hélas rien ne semble vouloir arrêter le cycle de l'incompréhension et de l'affrontement, d'ailleurs ce road-movie semble légèrement se terminer en roue libre, sans apporter ni réponse ni conclusion, démontrant d'autant plus l'absurdité d'une situation qui n'a peut-être d'égale que son insolubilité. Ce film m'a parlé par ce qu'il raconte par l'exemple certains moments forts de l'histoire du proche orient, il m'a aussi donné envie de voyager, d'en apprendre plus sur le quotidien de tous ces gens, souvent confrontés aux pires horreurs mais qui tiennent quand même bon.
À part ça, je dois malheureusement avouer que, et à l'instar de Charlie et la Chocolaterie, Les noces funèbres m'ont un peu ennuyé. Même si les chansons sont marrantes, même si le côté morts-vivants donne lieu à des gags visuels assez bien ficelés. Ça manque cruellement d'originalité et de profondeur. Après, ce n'est peut-être pas la meilleure saison pour que je me montre capable d'émerveillement et animé de bons sentiments.
- Posté à 19:56
- Sujets : Cinéma, Filles (et Garçons), Mademoiselle E.
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