jeudi 26 juillet

Changement de plan

Vendredi soir, à cette heure-ci, je serai officiellement au chômage – en attendant début septembre évidemment. Entre temps j'aurai donc cinq semaines de congés, sans solde. Je dois vous avouer que j'appréhende un peu. En passant mes entretiens, j'avais plus ou moins prévu le coup ; entre deux semaines au Portugal avec Mademoiselle E. et une autre semaine en vadrouille avec les autres, ma frangine en vacances au même moment, j'allais avoir un emploi du temps plutôt chargé. Je demandais donc en conséquence à mes futurs employeurs de bien vouloir décaler autant que possible ma date d'embauche, pour pouvoir profiter de l'été. Mais voilà, entre temps la gamine se décide à mettre les voiles sur Paris plus tôt que prévu, et nos vacances lusitaniennes qui s'était transformées au vu des circonstances en simple séjour dans les Landes, se sont finalement terminées en peau de chagrin : elle part dans une semaine. Peu importe d'ailleurs le gros effort d'organisation que j'ai concédé, pour passer du temps avec elle, alors qu'en fin de compte elle me laisse tomber ; ce n'est pas vraiment sa faute, mais bon... Toujours dans l'intervalle, l'autre groupe d'amis avec qui je devais partir, on ne savait encore pas trop où, peut-être les pays de l'Est, font traîner l'affaire plus que de raison. De sorte qu'on risque de se retrouver comme l'année dernière : coincés la dernière semaine avec plus aucune place disponible dans plus aucun hébergement, obligés de tourner en rond autour de Nantes pour s'occuper. Je me retrouve donc avec la perspective un brin déprimante de cinq semaines à n'avoir que foutre, sans rien de spécial pour m'occuper. C'est là que je me dis que j'ai été un peu trop optimiste, que j'ai eu tort de trop compter sur les autres. Je vais peut-être partir seul et partir loin, comme je l'ai toujours fait. Après tout c'est ce qu'il y a de plus fiable et de plus pratique, et je n'ai jamais été déçu. Ou alors garder mes économies et mon temps libre pour me lancer, enfin, dans le permis moto. Ça me ferait un beau challenge que d'y arriver avant la rentrée, ça me permettrait aussi de rester dans les parages pour gérer la petite affaire que vous savez...

lundi 23 juillet

Mademoiselle L

En me relisant, je me rends compte que j'insiste beaucoup sur les côtés négatifs. C'est certain, les jolies choses qui m'arrivent je ne les raconte plus, parce que je n'ai plus vraiment besoin de me convaincre qu'elles sont bien réelles ; pour le reste j'ai peut-être un peu tendance, oui, à noircir les situations.

Finalement je l'ai revue. Nous avons passé la journée de samedi dans un parc d'attractions, comme nous avions gagné des entrées gratuites et que c'était la seule date qui convenait à tout le monde. Mais plus je discute avec elle, plus mes yeux s'ouvrent sur les raisons qui me font hésiter à aller plus loin. C'est évident, Lise cherche quelqu'un avec qui s'installer durablement, à l'entendre parler de l'éducation de sa fille et de ses mésaventures de bricolage. C'est évident, elle accorde beaucoup d'importance à ses idéaux, comme elle me raconte les détails de son mariage et de sa séparation. Adultère : terrain miné. Ce qui me rassure c'est que cela confirme mes premières impressions à son égard, après tout la psychologie féminine n'est peut-être pas aussi hors de portée. Ce qui m'inquiète c'est que je ne sais toujours pas si je suis prêt à me lancer là dedans. J'ai la sensation d'avoir encore quinze ans, de n'avoir pas encore vécu et je ne crois pas au final qu'on désire la même chose. Même si, et je sais que c'est une de mes mauvaises habitudes, penser à ce genre de choses c'est déjà se convaincre de son échec avant même d'avoir essayé. Il faut que j'arrête de tout anticiper, surtout le pire, bien que ça me rassure.

Elle m'avoue aussi, c'est dur d'être seule mais, après tout, il faut apprendre à vivre avec car c'est peut-être son destin. À qui le dis-tu... C'est dur de rencontrer des gens, de sortir, de vivre malgré tout. Et la trentaine qui se fait de plus en plus menaçante, même si elle a déjà réalisé pas mal de choses, elle. C'est vrai on a pas mal de points communs. Et puis, je l'admets, je suis tombé amoureux de sa fille. Cette gamine est tout bonnement adorable, elle est vive, énergique, futée ; elle sait aller vers les gens, elle sait se rendre inoubliable. Si tous les enfants étaient comme ça, ça donnerait envie à tout le monde d'en faire – d'ailleurs je pense que ça a effectivement donné des idées aux autres.

Rien que pour Heloïse, j'ai envie de garder le contact. Et puis sans exagérer, nous deux on s'entend bien, elle est intéressante et curieuse. Peut-être alors, devrait-on devenir bons amis. Même si j'ai appris à me méfier de mes amies, cela me permettrait de me faire une idée plus précise en attendant. Dans le doute, je vais aussi essayer de lui présenter François. Avec leurs aspirations ils iront, je pense, bien mieux ensemble.

mardi 17 juillet

Food Pr0n

Food Pr0n

Food Pr0n

Food Pr0n

samedi 14 juillet

Transitions

Que j'aie du mal à assimiler le fait que je change complètement d'environnement de travail d'ici à la rentrée, c'est un fait ; les échéances sont encore trop lointaines et je commence à peine à imaginer ce que ça risque d'être. Que je ne me rende compte qu'à la dernière minute que, d'ici maintenant trois semaines, il y aura une bonne partie de ma cinquantaine de collègues actuels que je risque de ne plus jamais revoir de ma vie, ça c'est une perspective déjà moins réjouissante.

Vendredi matin, très tôt, j'avais un entretien clientèle dans une grande banque – la même où travaillent plusieurs des personnes rencontrées à cette fameuse soirée. Ma nouvelle boîte présente deux prestataires à leur client pour une mission à débuter en septembre, l'un des deux prestataires en question étant, vous l'aurez deviné, votre humble serviteur. L'immeuble est un grand bloc de béton avec une esthétique assez typique des années soixante-dix, il me fait d'ailleurs plus penser à un hôpital qu'à un siège social. Mais passons. Après avoir poireauté dix minutes devant l'entrée, à attendre Philippe mon directeur d'agence, nous voilà accrédités dans l'antre de la bête, badge en main et carte d'identité en caution. Je vois des filles, beaucoup de jolies filles, pas mal de cadres grisonnants et tristounets aussi. On nous présente alors un quinqua, directeur de service, et un jeune loup, chef de projet, avec qui je dois passer en entretien. Je suis assez surpris parce que ça se passe assez vite ; c'est à peine si j'ai à chaque fois le temps de répondre aux questions que l'on me pose, j'imagine qu'ils font confiance à leur société de service et que cette entrevue, c'est juste une question de principe. Le premier m'interroge de façon assez déstabilisante sur mon éducation, sur mes choix d'études et de carrière, sur ma vie en dehors du travail, sur mes loisirs. Heureusement j'ai assez de recul pour pouvoir broder, sans doute des restes de précédents entretiens. Je me sens par contre beaucoup moins à l'aise pour expliquer pourquoi je veux changer de poste. Le second reste beaucoup plus terre à terre et se contente de questions techniques sur mon parcours.

Les minutes s'écoulent, mais c'est uniquement quand je sors une demi-heure en avance que je comprends. Le directeur de service d'ailleurs me le confirme à mots couverts, ils cherchent quelqu'un de beaucoup plus expérimenté pour la mission en question et, dès le départ, leur choix avait été bien orienté vers l'autre candidat. Je me rappelle alors les remarques que Philippe avait pu me faire avant le début de l'entretien et qui maintenant sonnent différemment : au pire ça te fera un premier coup d'essai, pour cibler ce qui va et ce qui ne va pas dans ta présentation. Pour lui aussi, cette entrevue était une question de principe, une sorte de test grandeur nature. Sachant pertinemment qu'il voulait plutôt placer l'autre personne, il voulait voir comment je m'en sortais. En plus en quelque sorte je servais de soupape de sécurité, de point de comparaison pour faire contraster l'autre CV. Mais contre mauvaise fortune bon coeur, je regrette seulement ne pas avoir eu les répliques suffisamment justes pour contrer leurs arguments. Je suis jeune mais j'ai pris beaucoup de responsabilités, sur un projet avec des contraintes fortes et avec des technologies très à la pointe. Quelque chose comme ça oui.

Vendredi soir alors, sur les coups de dix-sept heures, encore un apéro avant le week-end, cette fois pour fêter un départ en vacances. C'est un peu de saison. Mais comme Arnaud ne revient que début août, c'est aussi la dernière fois que nous aurons l'occasion de nous croiser, tout au moins dans le cadre du boulot. C'est un ingénieur commercial, la trentaine avancée, un peu façon vieille école, quelque chose qui sonnerait dans le genre macho rigolo, au second degré évidemment. Je ne sais pas trop pourquoi mais il m'a toujours considéré avec beaucoup de respect, il a toujours cautionné sans réserve les projets dans lesquels je me suis impliqué, bien que n'y ayant lui-même pas forcément pas d'intérêt – le comité d'entreprise, les consultations, les soirées, les ateliers. Dans le civil, il est arbitre de foot, cela lui donne une certaine aura et une certaine autorité, j'ai toujours pensé qu'il était franc et professionnel. Même si j'ai aussi entendu quelques remarques contradictoires, même si je l'ai vu aussi s'engueuler avec les filles – et vous savez tous ce que je pense des filles.

Et donc, alors que je le salue une dernière fois avant de partir en week-end, forcément ça me fait un peu bizarre. Il se renseigne à nouveau sur mes futures occupations, comme j'imagine qu'il connaît un peu le marché sur Nantes. Le but c'est aussi de découvrir de nouvelles expériences et d'autres environnements, me dit-il de façon un peu convenue. Alors il me souhaite bonne chance je pense sans trop d'arrière-pensées. Et là je me dis, je quitte des gens qui me font entièrement confiance et qui me portent en estime, pour d'autres qui m'utilisent stratégiquement. Bon, peut-être que je noircis un peu le tableau. On sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne...

samedi 07 juillet

Des nouvelles de l'éléphant

Je pense que je vais vous faire une petite galerie. En attendant, un avant goût...

Des nouvelles de l'éléphant

Des nouvelles de l'éléphant

Des nouvelles de l'éléphant

Des nouvelles de l'éléphant

Des nouvelles de l'éléphant

Mise à jour

Si vous êtes de nature fouineuse ou si par hasard vous naviguez souvent dans les menus, vous vous en êtes peut-être déjà rendu compte. Pour tous les autres, je vous fais une annonce bien officielle, comme ça pas de déçus. Je compte participer au concours Summer Refresh '07 d'Alsacreations et pour cela, je vous ai rajouté un nouveau layout dans les styles déjà disponibles pour le site.

Summer Refresh

Au menu, PNG et alpha-transparence à outrance, drop shadows CSS pour les images, drop-down menu en position fixe et un petit effet complètement pompé sur le site de Starcraft II pour l'entête. Une fois mon idée fixée, le croquis et la maquette ont été bouclées en un week-end – d'ailleurs ça m'a valu un sacré mal de crâne.

Summer Refresh

Le montage a lui pris un peu plus de temps que prévu, notamment à cause des ombres et de la gestion des formulaires. J'ai évité autant que possible les CSS-hacks crades ; par contre je n'ai pas pu y couper, certains calques sont calés au pixel près... Il y a aussi deux ou trois astuces dont je suis assez fier, vos pourrez aller regarder si ça vous tente.

Le site reste lisible sous IE6 mais je n'ai pas testé avec la version 7. Ni sous Safari parce que la flemme de télécharger la bêta. Vos remarques, commentaires et copies d'écran sont bien sûr les bienvenus.

Yvan.

vendredi 06 juillet

La bonne copine

Le psychodrame du jour, je ne sais même pas si ça mérite que je vous en parle. Samedi Virginie organise une vente privée de bougies et autres accessoires déco. Comme elle passe à la maison et se rend compte qu'effectivement, j'ai pas mal de chauffe-plats disposés esthétiquement dans des verres Ikea, elle me remet dans la foulée un petit carton d'invitation. Les choses étant ce qu'elles sont, me voilà donc seul garçon invité parmi une petite dizaine d'apprenties architectes d'intérieur. Quand je lui fais remarquer, elle me dit que ce n'est pas grave et puis, ce sera moins bien si je ne viens pas, limite elle trouve que j'ai bon goût. En plus il n'y a pas de raison, je m'entends toujours bien avec les filles d'habitude. J'ai comme un léger doute là, genre un vieux reste de sous-entendu. Quand la fille l'apprend, au début elle se fout un peu de ma gueule, c'est vrai que ça fait un peu Jean-Guy à la réunion Tupperware. Après elle se rattrape, un peu coupable, il faut que je vienne. Mais même si en soi la vente pouvait m'intéresser, j'ai quand même quelques scrupules. Et même si c'est vrai que je préfère être avec des nanas parce qu'en gros les mecs me saoulent, j'ai quand même quelques scrupules ! Je n'en reviens pas que j'en soie rendue à vous écrire des trucs comme ça. Pour finir, Virginie insiste en me disant qu'en plus, deux de ses amies présentes sont célibataires et qu'une troisième sort avec un navet intégral. Oui euh, avec l'image que je risque de donner si j'y vais, je préfère encore éviter le complet ridicule. En même temps, c'est pas comme si elles ne me considéraient pas déjà toutes comme une bonne copine. Enfin bref, je vous raconterai.

Eclaircissements

Eclaircissements

Eclaircissements

Eclaircissements

Voilà, juste histoire que vous mettiez un visage derrière cette lettre.

Elle déménage le 3 août.

dimanche 01 juillet

Pour quelques jours encore...

Pour quelques jours encore

... 26 ans, comme me le rappelle ce bout de fil accroché à mon jean. On va éviter les commentaires désobligeants pour cette fois.

Si j'avais eu un peu plus de présence d'esprit, j'aurais pu vous ramener des photos de l'inauguration des Machines de l'île, sauf que j'ai oublié mon appareil à la maison...