lundi 14 avril 2008

Dimanche

J'ai l'impression d'avoir changé, un peu. Je me retrouve dans la grande salle du photo-club, où Michel expose ses peintures dans le cadre de L'art prend l'Air, je me mets à discuter de façon incongrue avec n'importe qui, la situation a vaguement l'air de m'échapper. Avant de travailler, terme tout relatif, notre hôte nous sert en apéro un petit Muscadet vendanges tardives, une sorte de curiosité locale tellement étrange qu'elle ne peut laisser indifférent, ça picote la langue et dessèche la gorge comme un bon Muscadet, mais il y a ce petit côté acidulé d'un vin liquoreux qui ne s'assume pas. Très frais avec des cacahuètes c'est presque buvable. Nous lui montrons, Sylvie, Bernard et moi les travaux que nous comptons exposer en mai. La première série est juste impressionnante de clarté, de rythme et d'émotion, ce sont des photos studio chorégraphiées. Le travail de Bernard est plus compliqué, il a vraiment l'air de lutter avec son photomontage. Moi je vais essayer de finaliser mon gribouillis sur Couëron dont je vous ai déjà parlé, comme Michel m'explique que ce qu'il veut avant tout c'est marquer les esprits avec des choses qui sortent de l'ordinaire. Son gamin fait le blasé en disant qu'il a déjà expérimenté ces techniques dans ses études. Bref. L'art prend l'Air, des artistes peintres, sculpteurs, photographes, ouvrent leurs ateliers au public pendant un week-end. Je regrette de ne pas avoir pris assez de temps pour préparer mes visites, je suis un peu parti au petit bonheur la chance en suivant les indications de Claudine, rencontrée au club, et du prospectus. Il y a du bon et du moins bon mais je crois avoir joué de malchance, parce que je n'ai vu que des trucs moches. Enfin mis à part les gravures et les textes de Marie-Hélène (je me suis bien gardé de lui dire que je connaissais son mari) et quelques autres babioles trouvées dans un atelier au quatrième étage d'un vieux hangar désaffecté. Mais si les artistes deviennent proches et accessibles, l'art lui reste inaccessible et cher. J'aurais aimé voir comment travaillent les sculpteurs sur bois mais avec la sortie à Orvault c'était trop difficile à organiser. Le temps aussi désormais passe trop vite.

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