Trois jours
Strictement inutile et donc rigoureusement indispensable, dans la voiture Yoann lance le mode carte de son iPhone 3G et on passe un bon quart d'heure rien qu'à regarder défiler l'image satellite du trajet. Ça nous fait immédiatement penser à, au hasard, Men In Black, quand Tommy Lee Jones zoome depuis un satellite jusqu'à la maison de son ex-femme, pour observer ses gestes en direct. C'est assez fluide, même si tout est téléchargé via le réseau, merci au passage au forfait data illimité à cinquante euros par mois. Le terminal s'est quand même bien amélioré depuis ses débuts et une partie des reproches que je lui faisais sont désormais de l'histoire ancienne. Restent cet horrible clavier virtuel, toujours aussi peu pratique, la plaie iTunes, un Safari Mobile pas spécialement convaincant et quelques doutes sur l'autonomie du téléphone.
Nantes-La Turballe, donc, une heure de voyage, un petit saut à la mer pour le quinze août ; et peu importe si les routes sont chargées, peu importe si le temps est déguelasse, ce qui compte est ailleurs. La mamie de Nico nous accueille à bras ouverts, nous offre le gîte et le couvert, nous la connaissons à peine et pourtant son hospitalité fait déjà chaud au coeur — ça compensera au moins l'absence du soleil. Par moments Ségo et Yoann s'engueulent pour des broutilles et j'ai une fois de plus l'impression de revivre le traumatisme papa et maman se crient dessus. Je m'en rends maintenant compte, ça a complètement formaté mon comportement et la façon dont j'appréhende les relations humaines. C'est horrible, j'en viens même à être incapable de supporter que des gens puissent simplement exprimer une opinion différente les uns des autres. Je vais devoir entamer une thérapie là-dessus.
Vendredi, soirée guitare et feu de camp avec les gens d'OVS. En fait, c'est extrêmement violent comme approche et se rendre à ces sorties sans y connaître personne, se confronter directement aux groupes déjà constitués et essayer de rentrer dans la conversation, ça demande un énorme effort d'adaptation. Surtout lorsqu'il y a autant de monde — trop à mon avis, comme c'est vite devenu le bordel. Avec ces trublions intenables, qui se plaignent a posteriori que la sauce ne prend pas entre les membres, alors qu'ils auront largement contribué à la désorganisation de la soirée en tuant dans l'oeuf, avec leurs pitreries, le moindre embryon d'ambiance qui semblait se mettre en place. L'échange avait donc parfois du mal à se faire, certains sont un peu restés entre eux, mais ces petits détails mis à part, c'était plutôt plaisant et surtout très drôle. On n'a pas coupé aux inoubliables couplets de génériques de dessins animés, ni aux très dispensables refrains de Cali ou de Renan Luce. Que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde. Ça aussi il faut que je l'accepte.
- Posté à 00:08
- Sujets : Geek Attitude, People
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