vendredi 22 août 2008

Départ, moins 9 jours

Les vacances semblent enfin pointer le bout de leur nez, le décollage est prévu samedi en huit, dans l'après-midi — et ce n'est pas trop tôt. D'ailleurs, comme je n'en ai parlé par bribes, il est peut-être utile que je fasse un rapide compte-rendu. J'ai fini par me procurer un exemplaire du Rough Guide, puisque mes compagnons avaient déjà tous leurs Lonely et autres Petit Futé et qu'il me fallait une édition originale, pour recouper les informations. Pour l'instant, je n'en ai parcouru que quelques dizaines de pages, mais l'esprit me plait déjà, un peu baroudeur, un peu décalé, un peu jeune — c'est bien la première fois, du reste, que j'ai (sincèrement) ri en lisant un guide de voyage. En plus, bonne surprise, l'anglais est d'une étonnante limpidité — remarquez, c'est peut-être une bêtise que je dis, les bouquins de ce genre doivent utiliser à dessein une langue très littéraire et très scolaire. Passons, je suis content.

Concernant le reste de la logistique, ça s'organise tant bien que mal, mais j'avoue quelques difficultés à boucler ma valise. Je ne sais absolument pas quoi amener comme vêtements, si je prends du léger ou du chaud (manches longues conseillées pour les moustiques) ni ce que j'emporte pour dormir — en gros je fais ma fille, comme d'habitude. Je me prépare également mentalement à passer en mode il n'y a pas de douches partout, on se lave où on peut, je pense désormais pouvoir tenir trois semaines à ce rythme. Dernier point, les médicaments, nous aurons notre dose journalière de pilules à ingurgiter, plus la trousse de secours bourrée à ras bord. Ça me stresse légèrement car j'ai l'impression de partir en mission commando en Guinée Equatoriale  : limite si on n'amène pas des champs stériles pour opérer en cas de pépin — c'est aussi pour ça que je sors plus avec des médecins...

Niveau matériel photographique, parce que ça ne me fait absolument pas peur de trimbaler des milliers d'euros d'électronique sous quatre-vingt-quinze pour cent d'humidité, je pars juste avec le D300 et le 35mm. On fait plutôt bien la paire tous les deux, j'arrive maintenant à faire quelques clichés miraculeux, malgré la focale fixe et parfois aussi, grâce à elle — croyez-le ou pas, la photo d'hier a été prise au 35mm. Le tout soigneusement emballé, dans un sac à dos ridiculement petit dont je ne sais pas s'il va réellement m'être utile. J'ai aussi racheté un baladeur — j'ai tergiversé pendant au moins trois semaines, pour réussir à me convaincre de ne pas acheter le plus beau et le plus cher, plutôt celui qui serait vraiment pratique. J'ai donc opté pour une grande marque, bonne qualité sonore (le plus important) et utilisation simpliste. Je mets le disque dans le lecteur, je lance le logiciel, ça encode, ça copie, ça marche, avec la pochette qui s'affiche en prime. C'est idiot, cette impression de redécouvrir le sens des choses simples. Ah c'est sûr, c'est un format fermé et propriétaire, si je change de modèle je devrai tout recommencer. Et alors, tant que ça fonctionne, j'aurai bien le temps de me tracasser plus tard. C'est mon pragmatisme nouvelle forme.

Je pars avec (seulement) Désert de Le Clézio. J'avais amené trois bouquins en Italie, ça ne m'avait pas servi à grand chose. Au pire, Ségo lit aussi, je lui piquerai ses livres. Un grand carnet également, je vais voir si j'arrive à tenir le principe du journal de voyage ; beaucoup de préparatifs, plus ou moins chaotiques. Pas mal de projections et d'attentes, également, en retour. J'espère que je ne serai pas déçu.

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