De ce qui parfois vous meut
Je soupire enfin, car ce n'est pas si souvent que ça m'arrive, j'en viens à parler avec une parfaite inconnue d'autre chose que de parfaites futilités. Ces discussions plus ou moins spontanées, dont le but est à mon avis de simplement de combler le vide et éviter un silence trop gênant, se cantonnent la plupart du temps aux sujets les plus banaux comme la météo ou le dernier épisode de Secret Story. Et voilà que je me retrouve, au détour de divagations sur mes futures vacances, à parler de religion, de politique, de société. J'ai toujours voulu évoquer ce genre de sujets, voilà que le hasard m'en offre l'occasion, par-dessus tout sans aucune préméditation. En plus c'est simple car je n'ai presque pas besoin de la relancer et la conversation est presque naturelle — non, c'est peut-être moi qui m'habitue à l'exercice et puis le fait qu'on soit plutôt du même bord, ça aide. Comme c'est agréable de rencontrer des gens intéressants et à qui tu as vraiment quelque chose à dire. Même si, le truc un peu idiot, nous avons échangé pas mal de points de vue, mais ni nos prénoms, ni nos numéros. Ce n'est pas si grave, je serai sans doute amené à la revoir. Enfin je ne sais pas, je ne voudrais pas à me lire donner l'impression de faire une fixation là dessus. Seulement, quelque part ça m'aide à cerner plus précisément ce que je cherche et à comprendre, aussi, ce qui a pu me manquer dans mes précédentes relations et les raisons de leur échec. Plus je croise des personnalités différentes, je veux dire, plus je me donne les moyens de me confronter à l'extérieur, mieux je comprends ce que je suis. Tout ça n'est donc peut-être pas si désespéré, en ce moment j'ai envie de croire dans l'avenir.
- Posté à 00:33
- Sujet : Filles (et Garçons)
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