vendredi 24 septembre 2010

Sensible dégradation

Samedi en revanche, je lâche complètement prise. Et dimanche, c'est un Yvan assez hébété qui reçoit avec incrédulité le récit ubuesque de ses exploits de la veille. Pourtant, je commence au Live, avec Flo et Damien, apéro tranquille en terrasse. Je les connais mieux à présent; parfois j'ai eu des doutes sur d'éventuelles arrières-pensées qu'ils auraient pu avoir à mon égard. Doutes entièrement dissipés désormais. Flo est dans son rôle pince-sans-rire hilarant, Damien dans celui du le mec passionné et touche à tout; ça sonne un peu « mes amis sont formidables » mais j'ai passé un bon début de soirée.

C'est après que c'est devenu n'importe quoi. Ils décollent pour une visite des journées du patrimoine, moi je rejoins Yves et Romain et, de retour au Live quelques pintes plus tard, je bascule en mode boulet intégral. En attendant mon tour au bar, je joue avec la patience de l'(adorable) serveuse, qui n'aura pourtant pas manqué de raisons de me dégager, merci à elle. Dans la salle je vanne gratuitement les trois quarts des (parfaits) inconnus que je croise, ça les fait bien rire du coup je me fais offrir plusieurs verres. A un moment il paraîtrait que j'aie même joué au piano. Vous m'en direz tant.

Mais c'est dehors qu'aura lieu l'apothéose. Course poursuite (à pied) derrière la mairie, saltos arrière dans des cartons, rencontres aléatoires, abordage (ou plutôt sabordage d'ailleurs) d'une pauvrette qui n'avait rien demandé à personne, ridicule poussé à l’extrême et une petite touche de grossièreté également; il semblerait que j'aie été relativement loin. Pourtant je n'avais pas bu autant que ça.

C'est peut-être le contre-coup de l'âge...

Le lendemain, l'air de rien, pique-nique avec l'association coréenne au Grand-Bottereau suivi de retrouvailles avec la (belle-)famille et la petite Suzanne. Il faut croire que j'ai quand même récupéré. Un peu déçu malgré tout de ne pas avoir réussi à m'intégrer plus que ça, surtout qu'il y avait du beau monde — mais je suis sûrement moins sociable, à jeun.

Malgré tout, je ne suis pas mécontent de mon après-midi. J'avais un problème insoluble d'emploi du temps pour réussir à voir tout ce petit monde en quelques heures. Et c'est quand j'en étais presque à choisir entre les uns et les autres que l'idée m'est venue d'inviter les seconds au pique-nique organisés par les premiers. Et ça s'est très bien passé. Il est de ces petites victoires sur le quotidien qui vous remotivent presque.

Le soir, ciné-concert à Scopitone. Là encore, plein de jolies jeunes filles. Des intellos branchouille avec un peu de style et de nonchalance. Mais attention, on ne touche qu'avec les yeux.

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  • Généré automatiquement le vendredi 24 février à 23:59
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