Black Swan
J'évacue rapidement les quelques points négatifs qui ne font de Black Swan qu'un très bon film et pas une référence absolue. Tout d'abord la présence étouffante de la partition de Tchaïkovsky, quelque sublime qu'elle soit, et même si cette présence est mise en abîme dans la bouche même de Cassel. « Bâché et rabâché » ironise-t-il, je regrette alors d'autant plus n'entendre que ça, j'aurais préféré le contrepoint salvateur apporté par un Mahler, par exemple, dans le Concert de Mihaileanu. Quant à Cassel justement, c'est son absence que je trouve dommage. Une toute autre prestation que celle de ce Don Juan mal fini et sans aucune subtilité aurait apporté une toute autre dimension au film.
Et ne lui cherchons pas de circonstances atténuantes. Mila Kunis, par exemple, incroyablement juste dans cette ambivalence entre jeune ingénue et perverse absolue, rôle qu'elle tenait déjà dans That 70's show, ne se fait pas, elle, éclipser par la performance démentielle de Nathalie Portman. Car il fallait que cela soit dit, évidemment. Et son oscar ne fera selon moi que parachever la reconnaissance des multiples facettes de son talent et de ses choix artistiques. Tout cela lui est dû, elle est et restera dans mon panthéon des actrices américaines. Avec Winona Ryder, dont la chute du personnage n'est pas, elle non plus, sans une certaine ironie.
Quant au reste, que dire? La mise en scène est maîtrisée, jamais gratuite, flippante quand il le faut, pas toujours originale mais troublante, perturbante à l'envi. Pas non plus excessivement malsaine, maîtrisée c'est vraiment le mot. Et puis la 3D apporte... non je déconne. En fait, je n'ai pas grand chose à ajouter, à part des banalités du genre, génial, cool. Donc je vais arrêter là.
- Posté à 00:20
- Sujet : Cinéma
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